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Boum ! Et le wagonnet tomba....
Mars 1944, un acte volontaire de destruction pour arrêter les usines
Les journaux de l'époque (Narrateur, Journal de l'Aveyron) seront toujours très discrets sur ces actes
de sabotage. La censure veillait....

(1) Archives ASPIBD, cliché identique aux Archives Départementales 12 et à la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron
 (2) Archives ASPIBD, 14D1046, 75*75 mm


sabotage


    Le chemin aérien 
wagonnet 

aerien
wagonnet


En mars 1901,
un chemin de fer aérien sur câbles faisait la une de cette publication : une invention récente, dont Mourraille en France exploitait le brevet. C'est ce constructeur que vous allez rencontrer, et le promeneur de l'image peut très bien être en balade sur le causse Comtal ! La situation était exactement identique en 1911 en Aveyron. Bonne promenade...


▲Système Otto, Gottesegen, Silésie. La couverture reprend avec modifications un dessin paru dans The Engineer, 28 decembre 1888. ICI









Le catalogue Richard-Mourraille dans son intégralité, un clic sur un wagonnet
(sans date, vers 1905)


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Géologie, cadre historique et minier     ICI

La technologie des transporteurs par câbles  ICI 

Et Mondalazac, c'était comment ?    ICI 

                  
                  ICI quelques plaques de verre de transporteurs divers

Un album de cartes postales (plus de  600 ! ) consacrées à ce thème >>>>>   ICI

ailleursailleurs
voiture et chauffeur
▲ une carte postale, puisée dans l'album
clic pour agrandir

Cette carte nous a particulièrement intéressé. Carte servant à la communication d'entreprise ? A usage personnel de la direction ? A droite, l'image d'origine, en tons sépia, et à gauche nous l'avons colorisée avec l'intervention d'une Intelligence Artificielle, celle de Berkeley, voir sur notre site la page couleurs, ici. La carte n'est pas identifiable, au vu du paysage ou des constructions présentes, assez banales... Alors nous avons cherché ! Le chauffeur ne peut pas nous répondre, et la personne qui pose  est bien muette, ingénieur d'une compagnie, directeur, administrateur, le constructeur de l'installation ? Tout cela est plausible... Mais une indication précieuse figure, l'immatriculation de l'automobile, 385 O3.

Quelques recherches plus tard, Jean-Emmanuel Chevry et Jean-François Zuraw, de l'association Francoplaque nous préciseront que l'arrondissement concerné est Nancy : "le numéro 385-O3 a été attribué le 05/07/1917 dans le département de Meurthe-et-Moselle".

Et Julie Denand, aux Archives départementales de Meurthe-et-Moselle communiquera le détail de cette immatriculation, dénichée dans le registre 2 S 455, registre qui concerne la période du 18 avril 1917 au 26 mai 1921.


Le véhicule, immatriculé donc  le 5 juillet 1917 est  propriété des Salines St-Nicolas, qui exploitent des mines de sel (Dombasle, Maxeville). Le véhicule est un emblématique Ford T. Le document précise l'identité : Marchéville Daguin et Cie. Cette entreprise possède effectivement des salines en Lorraine. L'entreprise est toujours présente en 2020. Une autre saline, près de Bayonne, est créée en 1896 par MM. Marchéville et Daguin. Elle arrêtera ses activités en 1955. La carte pourrait donc à priori être localisée vers Nancy ou Bayonne. La modestie de l'établissement de Bayonne, invite à conclure pour Nancy.

Nous avons donc recherché dans nos archives le -beau- catalogue Mourraille. Effectivement, dans la liste des installations aériennes réalisées, suivant le procédé Pohlig, celui qui sera mis en place sur le causse Comtal, figurent les soudières de Varangéville, établissement propriété de Daguin. Notre identification est donc terminée : la carte montre un  chemin de fer aérien actif dans une saline en Lorraine ; mais ce n'est peut-être pas l'un des trois de Varangéville, leur modeste longueur, 64, 190 ou 260 m semble contredite par la vue de la carte...Mais le certificat d'immatriculation est sans ambiguité, mentionnant bien les salines de St-Nicolas comme domicile de la société.


varangéville


Seule demeure inconnue l'identité du responsable à gauche, qui ne semble pas être Louis de Marchéville, nom indiqué sur le certificat d'immatriculation, au vu d'une ressemblance pas évidente avec une photo ancienne... (http://saline-varan.blogspot.com/2010/01/mine-et-saline-de-varangeville.html).

plaque

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En savoir plus ?
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De nombreuses sources permettent d'approfondir la connaissance de cette technologie. Les publications (voir bibliographie) à la fin du 19 ème siècle ne manquent pas de présenter cette nouveauté.
Parmi elles,  nous vous proposons le beau travail de

 W.E. HIPKINS, The Wire Rope and its applications, Taylor, Birmingham, 1896.

 *(
https://archive.org/details/wireropeanditsa00hipkgoog/mode/2up).

L'étude ne se contente pas de technique. Les illustrations sont très soignées et nous avons retenu ici quelques unes de ces belles aquarelles, mono câble ou bi-câble, à savourer sans modération !
Vous êtes sur le causse !

* Nota : l'édition en ligne  de https://archive.org  est en couleurs...


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